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<title>Did Shakespeare write  A Lover?s Complaint ? </title>
					<author>			<name>Brian Vickers</name>			</author><link
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 Le seul témoin à affirmer que Shakespeare était l?auteur de « A Lover?s Complaint » est Thomas Thorpe, qui le fait dans ses  Sonnets  de 1609. Cependant, il existe suffisamment de preuves sur ses façons retorses de se procurer des textes pour en faire un témoin plus que douteux. Une lecture attentive du poème révèle de nombreux éléments non-shakespeariens. </content>
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<title>Quelques propositions quant aux  Sonnets  de Shakespeare</title>
					<author>			<name>Yves Bonnefoy</name>			</author><link
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<title>Interrogating the  Sonnets </title>
					<author>			<name>Paul Edmondson</name>			</author><author>			<name>Stanley Wells</name>			</author><link
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 Il existe de nombreuses hypothèses sur les  Sonnets  de Shakespeare. Par exemple, qu?ils forment une séquence cohérente, qu?ils sont autobiographiques, qu?ils furent écrits sur une période d?environ trois ans, que les dix-sept premiers furent une commande, que les 126 premiers sont « adressés » à un jeune homme, que les numéros 127 à 152 forment un groupe autour de la « dame noire », que la publication du quarto de 1609 fut autorisée par Shakespeare, et que les deux derniers suggèrent que l?auteur souffrait d?une maladie vénérienne. Cet article à deux voix commencera par réexaminer ces hypothèses. D?où viennent-elles ? Pourquoi les perpétue-t-on ? Quelle autre façon avons-nous d?articuler une approche critique de Shakespeare ?  </content>
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<title>« The title of a poet » : autorité et auctorialité dans les sonnets de William Shakespeare, de Samuel Daniel et de sir Philip Sidney</title>
					<author>			<name>Christine Suki?</name>			</author><link
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title="« The title of a poet » : autorité et auctorialité dans les sonnets de William Shakespeare, de Samuel Daniel et de sir Philip Sidney" />
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 Dans  The Defense of Poesy , Sidney établissait une forme d?aristocratie poétique en introduisant une distinction de classe entre ceux qui sont « nés poètes » et les autres. Néanmoins, il affirmait aussi qu?il n?avait que récemment acquis le « titre de poète ». De plus, sa défense et pratique d?une poésie et d?une poétique aristocratiques ne se manifestèrent de son vivant que dans le cercle intime de ses proches. Cette expérience poétique ne pouvait qu?être problématique pour ses successeurs, vivant dans l?ombre du gentilhomme poète devenu héros national. On étudiera dans cette communication la pratique poétique de Samuel Daniel, proche du cercle de Sidney, et de William Shakespeare, pour se demander comment se manifeste, à la fois dans leur ?uvre et dans le contexte de leurs publications, cette « poétique aristocratique » et comment ils se « glissent », comme l?écrivait Sidney, dans le « titre de poète ». </content>
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<title>Shakespeare?s Progress from the Narrative Poems to the  Sonnets </title>
					<author>			<name>Robert Ellrodt</name>			</author><link
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 L?avancée de Shakespeare des poèmes narratifs aux  Sonnets .   L?intérêt narratif et dramatique, dominant dans les  epyllia , est présent dans les  Sonnets , quoique de façon différente. La sexualité, purement érotique dans  Vénus et Adonis , liée à une éthique sociale dans le  Viol de Lucrèce , devient psychologiquement plus complexe dans les sonnets à la Dame brune. Mais le désir est mis en sourdine dans les poèmes écrits par Shakespeare pour le jeune homme et cette relation fait éclore une plus riche variété d?intérêts et d?émotions. Dans la plupart des sonnets le poète se détourne des figures de rhétorique stéréotypées répandues dans les poèmes narratifs en faveur d?un style métaphorique qui correspond à l?évolution de son langage théâtral. Malgré leur intérêt historique et leurs moments d?éclat, les poèmes narratifs sont surpassés par les  Sonnets  qui ouvrent des horizons plus vastes sur le monde, le temps et la mort, avec une plus grande intensité et une force poétique accrue. </content>
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<title>Shakespeare : le poète au théâtre</title>
					<author>			<name>Michael Edwards</name>			</author><link
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 La question fondamentale à poser : pourquoi Shakespeare, poète, choisit-il le théâtre ? Quelques débuts de réponse : le théâtre lui permet de renouveler entièrement l?acte poétique, en démultipliant le moi qui écrit et le je qui parle ; le théâtre accroît le possible de la poésie, en particulier par la présence des personnages les uns pour les autres, et par le silence ; chaque pièce devient un poème de Shakespeare, grâce, non pas à des réseaux d?images, mais à la présence de Shakespeare ? de sa « pensée » ? dans le moindre détail. </content>
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<title>Art et Nature, quelques remarques sur la poétique de Shakespeare</title>
					<author>			<name>Henri Suhamy</name>			</author><link
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title="Art et Nature, quelques remarques sur la poétique de Shakespeare" />
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 Évoquer Shakespeare poète, c?est pour une partie du public le désigner comme le porte-parole des muses, virtuose et alchimiste du langage, visionnaire, prophète, chantre des beautés de la nature, de l?héroïsme et de l?amour, mais aussi peintre lucide et pathétique des misères et de la cruauté des hommes. Bien que ce type de dithyrambe paraisse démodé, on s?y livre parfois, d?où des effusions lyriques, voire mystiques, par lesquelles le commentateur tente de s?élever jusqu?à l?objet de son admiration. Cependant à l?origine un poète est plus humblement un créateur, un fabricant, capable d?invention mais sur une base artisanale, et dans d?autres domaines que la poésie pure, en l?occurrence le théâtre. Ce savoir-faire peut s?accompagner de réflexion esthétique, implicite ou explicite. Les relations dialectiques entre l?art et la nature forment un des axes de cette réflexion, et les remarques métapoétiques insérées par l?auteur dans ses ?uvres éclairent sa conception de l?art et de sa fonction. </content>
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<title>Le théâtre et l?ennui : Shakespeare serviteur de deux maîtres</title>
					<author>			<name>Dominique Goy-Blanquet</name>			</author><link
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 Pour Aristote, le poète dramatique écrit en vers, cela va de soi, mais ce n?est pas l?essentiel, il « doit être poète d?histoires plutôt que de mètres ». C?est au système des faits qu?on reconnaît le bon poète, non à la qualité de ses vers. Avantage, donc, semble-t-il à l?action sur les « assaisonnements » du langage. Divers éditeurs récents de Shakespeare notent que la poésie du texte entrave son élan dramatique : le poète oublieux des exigences de la scène s?est laissé aller à des débordements verbaux et verbeux qu?il appartient aux acteurs de retailler, condition nécessaire à la « socialisation de la pièce ». Comment se règlent les comptes entre le poète et l?homme de théâtre ? </content>
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<title>Shakespeare?s poetry in action: between thought and passion</title>
					<author>			<name>Alessandro Serpieri</name>			</author><link
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 La poésie de Shakespeare en action : entre pensée et passion   Puisant dans mon expérience de critique-traducteur, je m?attacherai à sonder certaines façons caractéristiques dont Shakespeare crée la poésie en action : à savoir, à la fois, la poésie qui se construit dans un contexte de mise en scène et par conséquent dotée d?une puissance performative, et la poésie qui est le fruit d?une dialectique entre passion et pensée. Que le texte soit une pièce ou un poème narratif, ou encore un sonnet (bien que dans ces derniers cas les modes d?expression soient différents), la poésie de Shakespeare véhicule toujours le processus d?esprits en situation. </content>
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<title>«I do not know what poetical is» : sur quelques problèmes de traduction poétique</title>
					<author>			<name>Jean-Michel Déprats</name>			</author><link
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 Le sujet de ce congrès : « Shakespeare poète » nous fait obligation de reposer certaines questions fondamentales et maintes fois débattues : Qu?est-ce que la poésie ? Est-elle en soi différente du théâtre ? Shakespeare est-il plus poète dans ses Sonnets ou ses grands poèmes mythologiques que dans ses ?uvres dramatiques ? La poésie est-elle intraduisible ? Qu?est-ce qui est intraduisible ? Le vers ? Les tropes ? L?insaisissable vibration des mots ? On s?intéressera à deux passages de  Romeo and Juliet  choisis pour leur valeur représentative : la tirade de Mercutio (morceau de bravoure caractérisé par son phrasé, sa dynamique syntaxique et l?énergie de sa rythmique) et le sonnet de la rencontre entre Juliette et Roméo (traitement de la lyrique, insertion d?un poème aux formes fixes dans la trame du dialogue en vers blancs) et on examinera les solutions retenues par les traducteurs français, universitaires, prosateurs ou poètes (François-Victor Hugo, Émile Legouis, Pierre Jean Jouve et Georges Pitoëff, Yves Bonnefoy, Jean Vauthier, Jean-Pierre Villquin, François Laroque et Jean-Pierre Villquin) évaluées à l?aune de leur plus ou moins grand degré de « poéticité ». </content>
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