Shakespeare et les arts de la table Actes du congrès organisé par la Société Française Shakespeare les 17, 18 et 19 mars 2011 Edité par Pierre Kapitaniak, Christophe Hauserman et Dominique Goy-BlanquetBeaucoup de critiques se sont penchés sur les nombreuses métaphores alimentaires que l’on trouve dans l’œuvre de Shakespeare. Cependant, l’esthétique alimentaire qui lui était familière est moins connue. En d’autres termes, quels types de plats un homme du statut social de Shakespeare pouvait-il manger à la fin du XVI e et au début du XVII e siècle ? Comment le spectre des saveurs, les ingrédients et les techniques . . . [lire la suite]
Le théâtre de Shakespeare et de ses contemporains « regorge » de séquences où la gastronomie est mise en scène. Pourquoi ? L’une des raisons est que ces dramaturges écrivent à une période où le style culinaire à la mode arrive à son apogée et entame son déclin, c’est-à-dire que le moment est propice aux rapprochements entre excès culinaires et corruption morale. Cette étude aborde le style culinaire de la période tel que . . . [lire la suite]
The Merchant of Venice contient de nombreuses références aux repas. Cependant, il est frappant de constater qu’aucun n’est mis en scène dans la pièce. La nourriture ne nourrit pas, ou elle demande pour cela un tel effort qu’il en devient dissuasif. Néanmoins, les gens doivent se sustenter. Dans cette pièce comme dans tout le corpus shakespearien, le corps exige que l’on calme son terrible appétit. La nourriture occupe une place . . . [lire la suite]
W. R. Elton explique que Troilus and Cressida comporte deux fois plus de références à la nourriture, à la cuisine et aux arts de la table que n’importe quelle autre pièce de Shakespeare. Cela peut sembler surprenant de prime abord, pourtant force est de constater que cette pièce utilise le vocabulaire de la nourriture pour créer une poétique de l’attente et du goût. Bien que le comportement de Thersite soit qualifié de . . . [lire la suite]
La critique de Twelfth Night a largement abordé la relation de la pièce aux rites et coutumes des festivités saisonnières, mentionnées à de nombreuses occasions dans la pièce ainsi que dans son titre même. Cependant, la représentation théâtrale de tels événements festifs, longtemps critiquée et définitivement supprimée en Angleterre après la Réforme, se manifeste dans la pièce au travers de l’effacement rituel de telles . . . [lire la suite]
Les banquets ont toujours été perçus comme une occasion festive. Cependant, quelques scènes de banquets célèbres dans les pièces de Shakespeare vont sciemment à l’encontre de ce stéréotype. La sociologie envisage les repas festifs comme le lieu de la consolidation des liens personnels, assurant l’ordre social et permettant à chacun d’afficher légitimement son statut. Néanmoins, dans Macbeth , deux banquets conduisent les . . . [lire la suite]
Dans l’article qu’il consacre à The Bloody Banquet , pièce probablement écrite par Thomas Middleton et Thomas Dekker entre 1600 et 1602 et publiée pour la première fois sous forme d’ in-quarto en 1639, Gary Taylor décrit cette tragédie de la vengeance comme un étalage de : « cosy domestic and nauseating horror ». Cette pièce est centrée sur la nourriture et son ingurgitation y devient un supplice barbare. Dans cette . . . [lire la suite]
Jonson était réputé pour être un bon vivant. Il pesa jusqu’à cent trente kilos et il était connu pour être un grand buveur. Sa poésie nous offre quelques éléments biographiques : dans « Leges Conviviales », Jonson décrit les tavernes qu’il fréquentait ainsi que les accessoires qui devaient s’y trouver. Il prône la nécessité de « se complaire dans les excès », règle qu’il adopta dans sa vie personnelle, et il . . . [lire la suite]
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