Shakespeare et la France Actes de colloque 2000 de la Société Française Shakespeare Edité par Patricia Dorval et Jean-Marie MaguinPierre-Antoine de La Place est le premier traducteur français à avoir publié une traduction en huit volumes du théâtre anglais et plus particulièrement de Shakespeare ( Le Théâtre anglois , 1746-1749). La Place rend compte de l'esthétique et de la passion «anglaise» pour son public propre, un public de lecteurs et non encore de spectateurs (il insiste sur le fait que ce texte traduit ne peut être représenté), un public qui lit . . . [lire la suite]
Pourquoi proposer encore une traduction des sonnets de Shakespeare ? Pour deux raisons : d'une part, la curiosité, tant la voix de Shakespeare dans les sonnets paraît différente de celle que l'on entend dans ses pièces de théâtre ; et d'autre part, l'insatisfaction par rapport à la méthode employée jusque là par les traducteurs. Si le choix de la prose fait perdre le poétique, on peut tenter de traduire dans une . . . [lire la suite]
Henry V est la pièce la plus polyglotte de Shakespeare. La tentation de traduire en parlers dialectaux jugés vaguement proches (créole, alsacien, auvergnat ou marseillais...) les accents régionaux des capitaines gallois, irlandais ou écossais ne convainc guère car tout vernaculaire est spécifique et ne peut être transporté ou transposé. C'est à l'acteur d'inventer des particularismes de prononciation pour individualiser . . . [lire la suite]
Le sonnet 27 de Shakespeare et «Une nuit que j'étais près d'une affreuse Juive» de Baudelaire sont à la fois des songes amoureux et des arts poétiques. Le théâtre nocturne représente l'origine obscure de la poésie, et aussi la différence et la difficulté de l'acte poétique. Par son «imaginary sight» le poète travaille l'image de l'autre, absent et désiré, comme le signe d'une re-création du réel. . . . [lire la suite]
Dans la saga historique shakespearienne, de King John à Henry VIII , les fiefs plantagenêts, conquis, perdus, reconquis, définitivement abandonnés, demeurent une obsession commune aux souverains anglais en succession. L'emblème héraldique du lion, associé au semis de fleurs de lys, orne le blason des successeurs de Richard Coeur de Lion. Les rites de la chevalerie, en usage au cours des guerres de France, perdurent jusqu'à la . . . [lire la suite]
La réception de Shakespeare en France a déjà longtemps fourni un sujet d'études se concentrant sur maints auteurs, aspects et périodes. Cette communication étudie quelques aspects d'un champs qui ne semble pas encore avoir été exploré : les histoires de la littérature française. L'espace accordé à Shakespeare dans ces livres, probablement écrits pour la plupart par des spécialistes non pas de littérature anglaise, . . . [lire la suite]
Cette lecture de Roméo et Juliette, faite par une femme, une théoricienne de la littérature et une psychanalyste, se situe dans le contexte français du début du XXIe siècle, et s'accompagne d'une interrogation sur le couple, l'amour et l'identité sexuelle. Le couple comme défi à la loi sociale, le couple au voisinage de la mort, tels sont les deux thèmes développés dans cette étude. Transgression et revendication . . . [lire la suite]
Synthèse inédite de la fête populaire, du drame religieux médiéval et de la tragédie sénéquienne, le théâtre élisabéthain se présente comme l'ancêtre direct du Théâtre de la Cruauté . Antonin Artaud s'y réfère plus souvent qu'à aucune autre période de l'histoire dramatique. Or, sur les vingt pièces élisabéthaines qu'il évoque au cours de son oeuvre, treize sont de Shakespeare. Macbeth prend un . . . [lire la suite]
Aurélien-Marie Lugné dit Lugné-Poe (1869-1940) fut un homme de théâtre très controversé de son vivant dont les mises en scène ne pouvaient laisser indifférent le public qui recherchait la nouveauté avant toute chose. À ses débuts, il rejeta le naturalisme ambiant pour privilégier la sensibilité symbolique. Il s'est tourné vers des oeuvres de Shakespeare à deux moments-clé de sa carrière théâtrale : Mesure pour mesure . . . [lire la suite]
Cet article s'intéresse à la réception de Shakespeare en France en constatant une résistance linguistique, littéraire et culturelle à l'oeuvre du dramaturge anglais, puis en proposant une réflexion quant au pourquoi de ces rapports conflictuels. George Steiner parcourt le sort que les différents siècles et modes littéraires et critiques ont réservé à Shakespeare, de la rencontre manquée de Racine et Shakespeare au rejet . . . [lire la suite]
Patrice Chéreau n'a pas cessé de se confronter à Shakespeare, de 1970 à aujourd'hui. Ses rencontres avec le théâtre de Shakespeare, peu fréquentes, se sont révélées marquantes : son Richard II iconoclaste fit scandale, l' Hamlet de 1988 est un spectacle décisif dans l'histoire des mises en scène de la pièce, et de Shakespeare en France. Le Richard III fascinant plus que monstrueux, qu'il a fait travailler . . . [lire la suite]
La France dans l'oeuvre de Shakespeare est non seulement le pays quasi réel des pièces historiques où il sert à des fins épiques, éthiques ou politiques mais aussi un pays imaginaire lié à l'exil et à l'hiver dans les comédies. L'Angleterre (idéalisée par Gaunt, Richard II ) figure un monde clos, quasi édénique, confronté à l'espace ouvert, tantôt conquis, tantôt perdu que représente la France, toujours . . . [lire la suite]
Table ronde animée par Jean-Pierre Maquerlot avec la participation de Jean-Michel Déprats, Jean Malaplate, Sylvère Monod et Jean-Pierre Richard. Table ronde retranscrite par Jean-Pierre Maquerlot. . . . [lire la suite]
Table ronde animée par Catherine Treilhou-Balaudé et Jean-Michel Déprats. Participants : Paul Golub, Georges Lavaudant, Bernard Sobel et Jean-Pierre Vincent. Table ronde retranscrite par Jean-Michel Déprats et Catherine Treilhou-Balaudé. . . . [lire la suite]
Rencontre autour d’Henri V avec Jean-Louuis Benoit, metteur en scène et directeur du théâtre de l’Aquarium, et Philippe Torreton, acteur. Débat animé par Jean-Michel Déprats. Rencontre retranscrite par Delphine Lemonnier . . . [lire la suite]
|

RSS