Shakespeare et le Moyen Age Actes de colloque 2001 de la Société Française Shakespeare Edité par Patricia Dorval et Jean-Marie MaguinUn travail sur les images de quelques pièces de Shakespeare (Romeo and Juliet, Troilus and Cressida, Julius Cæsar, Hamlet, The Tempest) montre que le corpus de Shakespeare croise un intérêt pour les théories linguistiques du naturalisme sémantique héritées de l'Antiquité et de la philosophie néoplatonicienne et pour celles, plus modernes, du nominalisme que Montaigne avait déjà présentées mais dont les fondements avaient . . . [lire la suite]
Après avoir noté le caractère indispensable des accessoires théâtraux et leur très large stabilité sur une période relativement longue, cette étude s'attache à recenser la présence du banquet et sa signification symbolique depuis le théâtre du Moyen-Âge tardif jusqu'à Shakespeare. La consommation de nourriture sur scène est bien documentée pour les Passions continentales. Il y a aussi des indices allant dans le même . . . [lire la suite]
La synesthésie est envisagée selon nous comme un effet de sens visant à exprimer l'informulé, représenté par les perceptions, les sensations, les odeurs et les couleurs. Nous utiliserons ce terme dans une perspective restreinte pour signifier l'émergence de la représentation du sensoriel et de l'expression des passions dans la littérature élisabéthaine, principalement spensérienne, et dans les pièces de Shakespeare. Au . . . [lire la suite]
The main preoccupation of my paper is the continuity of theatrical concepts between medieval morality plays and some of Shakespeare's plays, and, in particular the significance and use of images of Man. The plays considered are The Castle of Perseverance, Mankind, Wisdom, The World and the Child and L'Omme Pecheur ; and Richard II, Hamlet and King Lear . In the medieval group Man is seen as weak, vulnerable and sinful with a . . . [lire la suite]
The essay attempts to reawaken the debate over Shakespeare's use of the French chroniclers of the revolution in his writing of Richard II . Section I shows how critics and scholars are disagreed as to whether contemporary chronicle reports were consulted by Shakespeare and undergoes a thorough survey of the scholarship, the critical literature as well as the sources, with particular focus on the idea of the martyr-king, and the question as . . . [lire la suite]
Could Shakespeare have had the concept «Middle Ages» ? This article argues that the question itself is anachronistic, depending upon ideas of periodization which developed slowly and reached their current form during the nineteenth century. By contrast, Shakespeare's ideas of time are consistent, and he and his contemporaries understood language-change in time, but his ideas of pasts and pastness belong in a different conceptual space. . . . [lire la suite]
Cette communication propose de suivre les traces des mirabilia médiévaux et en particulier des légendes ayant trait aux peuples monstrueux dans l'oeuvre dramatique de William Shakespeare. Ces peuples, qui pour la plupart apparaissaient déjà sous la plume d'autorités classiques tel que Pline l'Ancien, nourrissent maintes légendes médiévales, à l'instar de la lettre factice du Prêtre Jean ou des Voyages fictifs de Sir . . . [lire la suite]
«Which he ?». On retient d' As You Like It le chassé-croisé des identités dramatique et sexuelle, mais la dimension proprement grammaticale des métamorphoses qui s'opèrent dans la langue d'Arden demeure peu explorée. Cet article postule que le discours shakespearien sur la grammaire sexuelle trouve ses racines dans une tradition, que l'on pourrait faire commencer, pour l'Occident médiéval, avec les grammaires de . . . [lire la suite]
Le texte source qui a inspiré Shakespeare pour le personnage d'Oberon dans MND est un roman picard, Huon de Bordeaux (1260-68). Le personnage d'Aubéron, roi de Féerie, s'y caractérise par sa bipolarité et son rapport au langage : nain bossu d'une beauté solaire, seigneur et enchanteur, fils de César et de Morgue, terrible et généreux, magicien très chrétien . Son pouvoir est fondé sur la toute-puissance . . . [lire la suite]
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