Shakespeare et le jeu Actes du Congrès de la SFS les 10, 11 et 12 mars 2005 Edité par Yves Peyré et Pierre KapitaniakIl est notoire que, parmi les manuels de conversation italienne pour les lecteurs anglais à l’époque élisabéthaine, les Second Fruits (1591) de John Florio marquent, par rapport aux précédents First Fruits (1578), un passage des tons moralisants de l’éthique protestante à ceux plus détendus de la conversation agréable. La critique a noté, depuis longtemps un rapprochement entre le texte de Florio et les manuels italiens de . . . [lire la suite]
On centrera notre étude sur le jeu « corrompu » par des partenaires déloyaux : les tricheurs professionnels sévissant dans les bas-fonds de Southwark. Le jeu de mauvaise société qu’on tentera d’analyser sera le jeu de cartes, en particulier « mumchance » et « decoy », et l’on s’attachera à faire ressortir le « double entendre » de cette terminologie. On s’intéressera au pamphlet de Robert Greene, A Notable . . . [lire la suite]
Dans les fictions théâtrales ou cinématographiques, la mort est toujours jouée sur le mode oxymorique et paradoxal du cadavre vivant . Après avoir relevé les différences entre la mort jouée sur scène et la mort jouée à l’écran, nous examinons l’interprétation de la mort dans les adaptations de Richard iii . Les films de Frank R. Benson (1911), James Keane (1912), Laurence Olivier (1955), Richard Loncraine (1995) et Al . . . [lire la suite]
The two feature films of As You Like It (Paul Czinner's in 1936 with Elisabeth Bergner, and Christine Edzard's in 1992) would seem to suggest that this comedy lends itself less easily to the medium than (say) Much Ado About Nothing or The Taming of the Shrew . What general and specific conclusions might we draw from the example of these two films and their reception? . . . [lire la suite]
Sir Thomas More est un texte majeur en ce qu’il explore l’idée du jeu. Le jeu d’acteurs, le jeu de rôles et l’activité ludique, apparaissent comme constitutifs du personnage de More à la fois comme homme politique et comme personne privée. Cet article reliera ces caractéristiques du rôle au jeux de mots sur le nom de « More » lui-même. Le jeu permet à More d’avoir quelque chose de plus ( more ) : plus d’esprit, de . . . [lire la suite]
Dans cette communication seront passées en revue les différentes formes de jeu présentes dans la tragédie domestique : jeu de cartes, jeu de dés, jeu de trictrac, jeu des armes, jeu de chasse. Certaines activités ludiques étaient parfois connotées négativement. Ainsi la figure du « fils prodigue », possédé par le démon du jeu, devient récurrente dans le drame domestique : elle s’incarne dans le sinistre héros de A . . . [lire la suite]
Shakespeare semble prendre un malin plaisir à donner à certaines de ses pièces des allures de véritable jeu de dupes, tant pour les protagonistes que pour le public. Dans King John, pièce dont les tournures satiriques font hésiter entre comédie et tragédie, le dramaturge a savamment mêlé des lieux communs moraux à l’intrigue historique comme autant d’indices ironiques. Ainsi, devant les manigances du prélat du pape, le dauphin . . . [lire la suite]
Confronté à l’œuvre élisabéthaine, l’espace scénique contemporain se caractérise en France par une simplification des lignes esthétiques : des grands panneaux rectangulaires rappelant l’espace géométrique craigien, au dessin courbe d’une aire de jeu sobre, sans omettre les volumes dont les couleurs évoquent l’art pictural d’un Mondrian ou l’infinitude eschérienne, les scénographies jouent sur le plein et le vide. Or . . . [lire la suite]
Les pièces de théâtre n’existent pleinement que sur la scène, lorsque les mots du dramaturge prennent chair par l’entremise des acteurs et trouvent une existence dans le mouvement et dans l’espace. Le corpus shakespearien se prête d’autant plus au jeu de scène que Shakespeare, connaissant toute les ficelles du métier, a composé un texte qui laisse libre cours à la créativité des comédiens. On a vu par le passé bon . . . [lire la suite]
Prenant comme point du départ un échange ludique, dans The Merchant of Venice , entre le maître vénitien Lorenzo et le serviteur-clown Launcelot Gobbo, j’examine l’économie de ce que j’appelle « Shakespeare’s extravagancy » en citant un mot que Shakespeare introduit dans Twelfth Night . En tant que néologisme latin le mot « extravagancy » est, tout comme celui qui le prononce, un étranger nomade qui, en errant, traverse . . . [lire la suite]
Il s’agit d’analyser les mécanismes ludiques qui président aux « joutes de jactance » qui sont si caractéristiques d’ Henry iv et à l’aune desquelles on peut mesurer l’ambiguïté et l’évolution de la relation entre Falstaff et Hal / Henry. Nous examinons comment ces tournois d’injures se manifestent sur la scène shakespearienne. Il ne s’agit pas d’une étude rhétorique et lexicale de l’injure mais de . . . [lire la suite]
À une époque où jeux et sports envahissent les sphères politique et religieuse, le théâtre de Shakespeare propose un reflet souvent plus léger du jeu sous Élisabeth et sous Jacques i er . La métaphore ludique traverse l’oeuvre du dramaturge et s’insinue dans les recoins des soliloques les plus connus (« there’s the rub »). Elle vient soutenir l’argumentation tactique et militaire dans les pièces historiques, où le jeu de . . . [lire la suite]
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